Événements entourant le meurtre.
4 agents de la GRC de Mayerthorpe /
Whitecourt abattus.
Briefing média
(21 mars 2005)
2 mars 2005 - milieu de l'après-midi - deux huissiers se rendent à la propriété de James Roszko pour exécuter une ordonnance civile de saisir un camion Ford.
15 h 30 - Alors qu'ils sont en route, les huissiers ont joint le détachement de Mayerthorpe pour demander des renforts afin de " maintenir l'ordre ". L'appel est reçu et traité par un superviseur de détachement. Lorsque les huissiers arrivent à la propriété, le portillon en est verrouillé. Ils klaxonnent alors pour attirer l'attention de M. Roszko. On observe alors un homme qu'on croit être ce le dernier à quitter la propriété au volant d'une camionnette blanche en direction nord, sur la Range Road 80.
17 h 30 - Un des huissiers informe les agents de la situation alors que ces derniers sont en route vers la propriété. Cinq (5) personnes à dos de cheval arrêtent les policiers et les informent qu'ils ont aperçu un chauffard dans une camionnette blanche. L'heure, le lieu et la description coïncident avec le départ de M. Roszko. Le caporal Martin ainsi que trois autres agents du détachement de Mayerthorpe arrivent à la propriété de Roszko. Les huissiers, conformément à l'autorité qui leur est conférée par l'ordonnance, inspectent les lieux pour y trouver le camion à saisir puisqu'on ignorait dans quel véhicule Roszko était parti. Une fois entrés dans la hutte quonset, ils y ont trouvé ce qui semblait être un atelier de cannibalisation automobile. L'intérieur de la hutte dégageait une odeur de marijuana, produite par des plants de marijuana aussi découverts là. On envoie alors des renforts provenant des détachements de Mayerthorpe et de Whitecourt pour sécuriser les lieux en vertu d'un mandat de perquisition du code criminel et de la loi sur les drogues et autres substances, qui avait été obtenu au préalable. On sécurise la propriété tandis que les agents préparent et traitent les documents relatifs au mandat de perquisition.
18 h 30 - Les huissiers affichent une copie de leur avis de saisie sur la propriété et quittent les lieux. Ceci met fin à leur intervention.
19 h 55 - Le détachement de Mayerthorpe reçoit le mandat de perquisition, endossé par juge de paix. On autorise les agents à inspecter de 20 h le 2 mars 2005 à 20 h le 3 mars 2005. Le caporal Martin joint la division du crime organisé chargée de l'unité du vol automobile de la GRC d'Edmonton. On s'entend sur le fait que l'unité se rendra sur les lieux le lendemain pour travailler de jour. On juge que la situation relève de la capacité des agents de service général du détachement de Mayerthorpe. On planifie et on évalue les mesures à prendre avec l'aide d'agents qui sont familiers avec M. Roszko et la région. La procédure adoptée consiste à vider les édifices, inspecter et assurer la sécurité des agents de police. On effectue des patrouilles dans la région pour localiser M. Roszko ou son camion. On affirme avoir vu l'homme en question, mais il s'avère que ce n'est pas exact. On passe le message d'ouvrir l'œil par le biais du Centre de télécommunications opérationnelles de la GRC d'Edmonton.
20 h 40 - Le caporal Martin arrive à la propriété de Roszko avec le mandat de perquisition, accompagné de six (6) autres agents.
20 h 15 - On appelle le sergent Pinder, commandant du détachement de Mayerthorpe. On l'informe brièvement du dossier et des développements. Il se met alors en service.
22 h - Le sergent Pinder se rend à la propriété de Roszko.
23 h 30 - "L'équipe VERT" du service de police de la GRC d'Edmonton se rend sur les lieux et participe aux opérations de recherche. Un camion-remorque de Mayerthorpe s'y rend aussi pour faciliter la saisie de certains des véhicules. Des agents d'identification médico-légale d'Edson arrivent et restent jusqu'à 2 h 30. Tout au long de la soirée, plusieurs personnes affirment avoir vu le véhicule de Roszko dans la région, mais rien n'est confirmé. Pour assurer la sécurité du conducteur du camion-remorque, on lui assigne une escorte policière. Pendant les recherches, on trouve des munitions qui contribuent au processus d'évaluation et aux décisions prises quant à la garde de la propriété. Le sergent Pinder et le caporal Martin discutent des mesures de sécurité avec les agents sur les lieux. On rappelle les agents Gordon et Johnston sur les lieux. Le véhicule de l'agent Johnston contient une arme de calibre 308 du détachement alors que le véhicule de l'agent Gordon contient un fusil de calibre 12, aussi du détachement. Les deux agents sont en uniformes et transportent des revolvers. On procède à des vérifications radio avec les agents tout au long de leur quart de travail.
3 h 30 - 4 h - Le caporal Martin et l'équipe VERT quittent la propriété après avoir saisi environ 280 plants de marijuana.
3 mars 2005 - 8 h - Deux agents du vol automobile d'Edmonton quittent la propriété de Roszko.
9 h 5 - Le caporal Martin communique avec les agents sur place qui l'informent que personne n'a vu Roszko pendant leur quart de travail. L'agent Schiemann, qui était au détachement, se prépare à se rendre à Edmonton pour acheter de l'équipement et des fournitures de travail. Comme il n'est généralement pas approprié de magasiner en uniforme, son superviseur autorise le port de la tenue civile pour ces tâches. Il est alors en service à ce moment. Un autre agent doit conduire l'agent Myrol sur les lieux pour remplacer l'agent Gordon. On rappelle cet agent à la dernière minute puisque l'agent Schiemann se porte volontaire pour conduire l'agent Myrol à la propriété de Roszko.
9 h 10 - L'agent Schiemann quitte le détachement de Mayerthorpe pour conduire l'agent Myrol sur les lieux. Le caporal Martin se prépare à partir en même temps, mais on se met à discuter des deux chiens qui se trouvent sur la propriété de Roszko. Un appel de l'équipe VERT le retarde encore davantage. Alors qu'il est en route, le caporal Martin entend à la radio que les agents du vol automobile arrivent sur les lieux. Le caporal Whippel quitte aussi le détachement de Mayerthorpe pour aider le caporal Martin à faire les recherches. À ce moment-là, les agents Schiemann et Myrol ont de 10 à 15 minutes d'avance sur le caporal Martin et Whipple. Quand les deux agents du vol automobile arrivent, ils sont armés et en tenue civile. Ils remarquent deux agents sur le toit d'une remise, et deux autres en bas, près de la hutte. Après avoir administré des sédatifs aux chiens qui se trouvent dans la remise, les agents se rendent à la hutte. Les agents du vol automobile, qui préparent leur équipement et leur combinaison, remarquent alors que les quatre agents sur les lieux, soit Gordon, Johnston, Myrol et Schiemann, marchent en direction est le long du mur sud de la hutte jusqu'à ce qu'ils y entrent. Quelques instants plus tard, on entend des coups de feu à l'intérieur. L'agent Vigor, aussi membre du groupe tactique d'intervention, crie alors à ses partenaires de l'accompagner vers le devant de la structure. On devra mener des examens et tests de suivi légistes approfondis pour déterminer ce qui s'est produit exactement dans la hutte. Tandis que l'agent Vigor s'approche des voitures de police stationnées près de l'entrée de la hutte, il remarque un homme, plus tard identifié comme James Roszko, sortir. Celui-ci a en sa possession un fusil d'assaut de calibre 308 de modèle Heckler and Koch avec un chargeur à 20 cartouches, un pistolet semi-automatique à la taille et une autre arme à feu à canon accrochée à son épaule. M. Roszko tire ensuite en direction de l'agent Vigor, le manquant de peu, mais atteignant la voiture de police stationnée. L'agent Vigor tire en direction de M. Roszko, qui retourne à l'intérieur. Le deuxième agent du vol d'automobile utilise son véhicule pour couvrir l'agent Vigor qui demande immédiatement des renforts alors que les deux agents se repositionnent. À cause de leur position et de l'éclairage, les deux agents du vol d'automobile n'arrivent pas à voir à l'intérieur de l'édifice. On tente de communiquer avec les agents et le suspect à l'intérieur, en vain. Le caporal Martin, quand il entend la demande de renforts, avise les détachements des environs. À mesure qu'ils arrivent, les agents sécurisent le périmètre.
10 h 19 - Le groupe tactique d'intervention d'Edmonton reçoit un appel de déploiement. À ce moment, les agents sur les lieux croient qu'un des leurs a été abattu dans la hutte. Les déplacements et le statut des trois (3) autres agents et du suspect sont inconnus. En plus du groupe tactique d'intervention (GTI) d'Edmonton, on déploie d'autres ressources, telles que des chiens de police, l'unité de désamorçage d'explosifs, le service aérien du Edmonton Police Service Air One, l'ambulance aérienne STARS et le groupe d'intervention tactique de Red Deer. Alors qu'il est en route, le commandant du GIT obtient l'autorisation de demander des véhicules blindés du ministère de la Défense nationale, à Edmonton, qui en envoie trois (3). On envoie aussi une ambulance blindée. À mesures qu'elles arrivent, on assigne à ces ressources des responsabilités appropriées.
Vers 14 h - Les agents de l'unité de désamorçage des explosifs déploient leur enquêteur mécanique à distance - un robot - pour entrer dans la hutte et évaluer la situation.
14 h 15 - On ordonne au GIT d'entrer dans la hutte. Le plan est de sortir les agents de cette dernière pour qu'ils reçoivent les soins médicaux dont ils ont possiblement besoin. À ce moment-là, on juge la situation périlleuse jusqu'à ce qu'il puisse être démontré qu'elle est sécuritaire. Les lieux sont ultérieurement sécurisé, et personne d'autre ne semble impliqué. On interdit l'accès au périmètre entier et la division " K " des crimes majeurs de la GRC y est dépêchée pour mener l'enquête. On envoie d'Edmonton et de Calgary des agents des crimes majeurs et des enquêtes générales. On demande à un officier supérieur de Colombie-Britannique de mener l'enquête et de fournir une supervision indépendante. Il est assisté d'une équipe de l'unité des crimes majeurs (Division " E ") de la C.-B. On envoie des spécialistes légistes d'Edmonton, Winnipeg, Regina et Halifax.
Armes à feu en possession de James Roszko :
- Fusil d'assaut de calibre 308 de modèle Heckler and Koch avec un chargeur à 20 cartouches.
- Pistolet semi-automatique 9 mm.
- Une troisième arme à feu.
Qualification de rumeurs :
- Nos agents n'ont pas été abattus en deux périodes séparées.
- Nos agents n'ont pas été abattus à l'extérieur de la hutte, puis traînés à l'intérieur par M. Roszko.
- Les croix sur la propriété n'indiquent pas des tombes.
- On croit qu'aucun corps n'est enterré sur la propriété de Roszko.
- Aucune accusation n'a été portée suite à cet incident / enquête.
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